CAN : Terrariophilie
Il y a environ 400 millions d'années, les continents n'étaient pas séparés et formaient une masse unique, la Pangée, où apparurent les premiers reptiles. Au Jurassique, 200 millions d'années plus tard, la Pangée se divisa en deux:
Ainsi, les lézards ont tous une origine soit laurasienne soit gondwanienne.
Pendant longtemps, des ponts continentaux permirent aux animaux d'aller d'un continent à l'autre mais après l'ouverture complète de l'Atlantique nord, les lézards européens évoluèrent tout à fait différemment de ceux d'Amérique du nord.
On sait que les varanidés sont issus d’un groupe gondwanien typique. Au Pléistocène (il y a de 2 millions d’années à 10 000 ans) existait même un varan géant, Megalania prisca, qui atteignait 7 m de long pour un poids de 600 kg. Mais son groupe s’est éteint et les varans d’aujourd’hui, s’ils sont issus de la même famille, proviennent d’un autre groupe.
Les plus grands lézards ayant jamais existé sont apparentés aux varans mais étaient marins, il s’agit des mosasaures.
Il existe 34 espèces de Varanus.
Tous ont un cou assez long, des membres bien développés, de fortes griffes et une queue puissante.
Ce sont des reptiles de l’Ancien Monde, on les trouve en Asie, Afrique et surtout Australie (beaucoup pensent que c’est le centre principal de l’évolution des varans).
Ils sont ovipares (pondant, selon les espèces, de 7 à 37 oeufs dans le sol, sous des souches ou dans des trous d’arbres), diurnes et carnivores (les jeunes mangent de petites proies variées et les adultes des oeufs, des lézards, des petits mammifères et des charognes, les plus grands se nourrissent même de cervidés et de buffles de 500 kg...) ou, pour la plupart, insectivores (sauf le varan de Gray, V. olivaceus des Philippines, dont le régime spécialisé est à base de fruits et de mollusques).
Tous avalent leur proie entière, en général sans la déchiqueter (sauf pour les plus grosses proies).
Les varans sont terrestres, sauf Varanus prasinus de Nouvelle-Guinée et Australie qui est arboricole et Varanus mertensi d'Australie qui est nettement aquatique.
Les varans se fient beaucoup à leurs sens chimiques et sortent souvent la langue pour recueillir les particules odorantes flottant dans l'air. D'ailleurs, tout comme celle des serpents, leur langue est mince est fourchue mais contrairement à eux, leur vue et leur ouïe sont très bonnes.
Inutile donc de préciser que ce sont d'excellents prédateurs.
Ce gros lézard qui peut mesurer jusqu'à 2 m passe une bonne partie de son temps dans l'eau, où il se réfugie en cas de danger. Répandu dans toute l'Afrique au sud du Sahara sauf dans les forêts épaisses, il habite aussi tout le cours supérieur du Nil.
Il est assez élancé et a une tête allongée peu distincte du cou qui est long. Les jeunes sont vert olive presque noirs et ornés de bandes transversales et de taches rondes jaune vif. La tête et le cou sont parsemés de taches et la queue est décorée de larges bandes jaunes verticales. Toutes ces couleurs s'estompent avec l'âge.
Le varan du Nil mange des oiseaux, des petits mammifères mais aussi des crabes, des mollusques, des insectes et surtout des oeufs de crocodile et leurs jeunes à peine éclos.
La femelle pond de 15 à 35 oeufs, parfois à l'intérieur de termitières ( l'humidité et l'aération y sont idéales et la dureté de la surface protège les oeufs du déterrement par les prédateurs. Les adultes ne surveillent alors pas les oeufs mais peuvent revenir pour sortir les juvéniles).
Ils peuvent être dangereux pour l'homme.
Un aviateur ayant dû effectuer un atterrissage forcé sur l'île de Komodo, au sud-est de l'Asie, en 1910, se trouva nez à nez avec ce dragon qui était jusque là inconnu et c'est de cette manière originale que le plus grand lézard du monde (il peut mesurer jusqu'à 3 m et peser 250 kg) fut découvert.
Le varan de Komodo ne se trouve en effet que sur l'île de Komodo et sur les îles voisines du petit archipel de la Sonde, en Indonésie.
Cependant, l'animal a beau être gros, il fallut très vite le protéger contre les chasseurs à la recherche de sa belle peau et contre tous ceux qui voulurent en capturer des spécimens pour les zoos. Il a survécu, mais il ne resterait actuellement que 700 à 1000 individus.
Carnivore, chassant à l'affût; il guette un cerf ou un sanglier parmi les hautes herbes puis le saisit par l'un des membres postérieurs. Il est capable d'engloutir une proie de 30 à 40 kg en un quart d'heure.
Il peut arriver qu'il attaque l'homme mais il est quand-même très largement charognard.
On compte environ 25 oeufs par ponte.
On dit que la rapidité de ce lézard à la course égale celle d'un cheval au galop, ce qui lui a valu le surnom de varan-cheval de course. Comme les basilics, il court très souvent debout sur les pattes postérieures.
Il peut mesurer jusqu'à 1,60 m, mange des petits lézards, des serpents, des lapins et il est fréquemment arrivé qu'en Australie (où cette espèce est très commune), on le surprenne dans les poulaillers en train de voler des oeufs, voire des poules.
Pour cela, et parce que sa chair est comestible, il a longtemps été chassé avec acharnement.
Son corps est brun ponctué de jaune (bon camouflage sur le sol sablonneux). Il en existe trois variétés dont la couleur varie légèrement mais tous ont une large bande noire sur la tempe.
On compte environ 11 oeufs par ponte.
Bien que très peu agressif, s'il se sent menacé il se dresse sur ses pattes postérieures et gonfle son cou, il peut également lancer de violents coups de queue et de griffes, infligeant parfois de sérieuses blessures.
On le trouve dans les savanes et les prairies séches sur tout le continent africain. Pendant la saison séche, il vit retiré et jeûne presque complètement. Par contre, de juillet à novembre il est très vorace, se nourrissant surtout d'insectes, de scolopendres, d'escargots, de limaces et d'oeufs.
Ce varan mesure un peu plus d'un mètre mais certains spécimens peuvent en atteindre deux. Sa tête est massive et le bout de son museau aplati. Il est gris jaunâtre, plus clair sur le ventre et il a sur le dos des ocelles jaunes bordées d'une ligne plus sombre.
La période d'incubation des oeufs est de 170 à 176 jours, les nouveaux-nés mesureraient 20 à 22 cm.
Le varan des savanes est relativement calme et reste relativement petit pour un varanidé et pour ces raisons c'est l'un des varans que l'on rencontre le plus fréquemment chez les terrariophiles. Cependant, il est inscrit à l'annexe II de la CITES.
Il mesure environ 1,50 m, habite les bordures rocheuses ou buissonneuses des régions désertiques, s'aventurant même dans les ergs. Il se nourrit de petits mammifères, de lézards, de poissons de sable (sorte de lézards du désert) mais aussi de vipères à cornes, d'oeufs et de charognes.
Parfaitement adapté à la vie dans le désert, dès qu'il fait trop chaud il chasse tard le soir et en début de nuit.
Peu agressif, dans la plupart des cas il préfère fuir devant une présence humaine et courir se réfugier dans une fissure du sol ou dans son trou.
Cependant cette espèce commence à être en vois de disparition car l'homme apprécieses oeufs, sa chair et sa peau. Localement, cette dernière est utilisée pour la préparation de divers remèdes et porte-bonheurs. Comme pour beaucoup d'autres espèces, ses prédateurs naturels, les grands carnivores et les rapaces, sont moins dangereux pour lui que l'homme!
Audrey Meyer