Apistogramma Nijsseni par André Masson
Aperçu systématique :
L’apistogramma Nijsseni a été découvert en 1977 par P. de RHAM et décrit en 1979 par S.D. KULLANDER..
Répartition géographique :
Cet apistogramma est originaire du Pérou. Il a été découvert et péché aux environs de Jénaro Herera, village situé sur le Rio Ucayali.
L’eau du biotope se situe à une température de 25°C, un PH de 5,6 et une conductivité de 14 µs/cm.
Dans le milieu naturel; le site de ponte est principalement d’origine végétale (racines et branches).
Description :
Comme tout les apistogramma, le mâle est plus gros que la femelle, il a le corps plus haut et comprimé, il peut atteindre 7 cm en aquarium. La nageoire dorsale est peu élevée avec une membrane dépassant par les épines, les nageoires pelviennes sont orangées, la nageoire caudale est arrondie possédant un liserée rouge sur le pourtour. Le corps est légèrement bleu/violet. La femelle a le corps jaune avec des taches noires reparties comme suit : une sous l’oeil, une à l’emplacement de la caudale, une troisième au début de la nageoire dorsale et une sur chaque côté plus grosse; celles-ci sont plus visibles en période de frai et de reproduction.
Maintenance et Reproduction :
Un aquarium de 80 cm de façade est un minimum pour cette espèce moyenne. Il peut être planté densément. Le décor, pour ce rapprocher du biotope est fait de racines de noix de coco retournées ainsi que de pots qui serviront de site de ponte étant donné que comme toutes les espèces d’apistogramma, ils pondent sur substrat caché, en général sur la paroi supérieure du site de ponte choisi. Il est préférable d’avoir un groupe de plusieurs femelles pour un mâle. Il faut prévoir les cachettes en fonction du peuplement, ne pas dépasser: un mâle - trois femelles. La filtration doit être correcte, sans être trop rapide. La température se situe entre 24 et 26° C . La femelle comme pour toutes ces espèces s’occupe uniquement de la ponte, le mâle étant mis à l’écart. Les pontes varient en quantité, en fonction de l’âge des spécimens. Nous pensons que la variation de température au moment de la ponte joue un rôle sur la répartition mâle femelle des alvins.
Pour ce qui est de l’élevage des alvins, nous débutons par des infusoires ensuite dès qu’ils atteignent la nage libre, ils sont nourris aux nauplies d’artémias. Nous conseillons pour une bonne réussite d’effectuer des changements d’eau réguliers et petits.
Note personnelle :
Quand la femelle a pondu, elle ne quitte plus son site de ponte jusqu’à l’éclosion et chasse les intrus. Dès la nage libre, les alevins mangent de la nourriture vivante. D’abord microvers ensuite artémias. Il est préférable de les nourrir souvent et peu à la fois , pour avoir une croissance plus rapide.
A environ 3 mois les alevins sont de taille moyenne ( 2 à 3 cm) tous avec un patron de coloration identique , ensuite avec 2 à 3 mois supplémentaires, les mâles commencent à se différencier, c’est à dire qu’ils perdent la tache du côté, la morphologie du jeune mâle s’accentue pour arriver au stade sub/adulte.
Dès que l’on aperçoit les alevins en nage libre, il faut surveiller le mâle qui pourrait devenir agressif envers la femelle et les alevins, ceux-ci risquent de se faire éliminer: je conseille alors de retirer celui-ci le temps nécessaire pour éviter les problèmes et risquer de perdre le mâle.
En ce qui me concerne, j’ai flaché pour cette espèce lors d’une journée aquariophile. Celle-ci se déroulait à l’Hôtel de la Reine à NANCY. Mr P.DE.RHAM proposait à la vente, lors de la bourse d’échange qui clôturait cette journée. Je fit l’acquisition d’un trio, dont j’ai eu beaucoup de satisfaction à la faire reproduire